Prendre les transports en commun : un plaisir incertain…

Il y a ces choses qui m’agacent, m’irritent, me hérissent tel un chaton se retrouvant face à un pitbull. Et parmi ces choses, nombre d’entre elles sont liées au comportement de certaines personnes dans les transports en commun…

Je m’en vais donc de ce pas faire un exposé des griefs que je retiens à l’encontre des gens, de la populace, la plèbe, les autres (l’autre c’est moi dirait Freud…ou plus récemment Gad Elmaleh) alors peut-être suis-je également visée par ce qui suit…

Le bus, c’est un peu un échantillon représentatif de la population auquel on a éventuellement retiré les plus aisés (ceux qui peuvent se permettre d’éviter la moiteur, la cohue et les odeurs corporelles). On y trouve des jeunes (des très jeunes même qui ont la chance d’avoir un double  moyen de locomotion : un couplage bus-poussette et qui agrémenterons vos trajets de petits cris, gémissements, voire braillements), et des moins jeunes dont la canne et le dos vouté sont autant de laissés passer aux places prioritaires.

Dans communauté il y a commun et qui dit commun, dit transports en commun. Mais entre communauté et individualité il n’y a qu’un pas si aisément franchissable.

Il faut croire que le bus ou le métro sont autant de moyens de révéler les pires aspects de certaines personnes. Je crains fort qu’il me soit impossible d’être exhaustive dans mon exposé des faits qui ont coutume de me faire perdre chaque fois un peu plus foi dans le genre humain.

Rares sont ceux qui prennent le bus, voire même la ligne 13 du métro parisien dans un but d’épanouissement personnel (mis  à part quelques anthropologues peut être, qui y trouveront des spécimens du genre humain tous plus surprenants les uns des autres).

Nous si on prend la ligne 13 c’est que l’on remplit deux conditions requises :

– Etre suffisamment pauvre,

– Avoir besoin de se déplacer sur une distance trop importante pour que ce soit fait à pied dans     un temps imparti.

1- Les encombrants :

Le problème des transports en commun c’est bien le fait que ce soit commun. Quand on part au boulot le matin on aspire à se retrouver seul avec soi-même (au pire avec sa conscience…) sauf que nous sommes nombreux à partir travailler, nombreux à attendre le même bus, la même rame de métro. Les nuits sont sans doute trop courtes, ou insuffisantes, et chaque matin, sans surprise, on retrouve les mêmes hurluberlus (aussi appelés emmerdeurs par les spécialistes), confortablement vissés dans des strapontins alors même que des gens sont agglutinés tout autour à tel point que parfois nos fesses effleurent leur visage (quelle sensation étonnante…limite jouissive…).

Si j’excuse ces personnes souffrant de toute évidence de myopie sévère doublée d’une surdité totale et d’une notion du toucher quelque peu faussée, il y en a d’autres (parfois les mêmes) qui m’exaspèrent autant si ce n’est plus.

2- Les mélomanes :

J’aime bien la musique, même les virtuoses du 21ème siècle (Booba si tu me lis…), mais il y a de ces moments où je n’aspire qu’à gouter à la quiétude des transports : le grincement du métro, les portes qui claquent, la dame qui se mouche, le monsieur qui tousse, tousse tellement qu’on s’attend à recevoir une de ses dents en plein visage (peut-être même un poumon, que l’on imagine noir, flasque et ratatiné).

Certaines personnes ne respectent pas ce besoin de respirer les bruits de la vie. Ces personnes-là, des mélomanes avertis j’en ai conscience, et visiblement dépourvues de casque ou d’écouteurs sont donc réduites à mettre leur portable sur haut-parleur et à faire profiter tous leurs voisins du phrasé de La Fouine ou des punchlines de Booba (ouais ouais j’aime bien Booba).

Et ça, ça m’énerve au plus haut point.

Quel intérêt de mettre sa musique si fort si ce n’est dans le but d’e******r (autocensure) les personnes autour de soi ?

Pourquoi tant de haine me direz-vous… Qu’ont fait tous ces gens pour mériter cette agression sonore ? Pourquoi devenir si agressifs quand quelqu’un ose demander à ce que le son soit baissé ?

Comme si cette demande n’était pas légitime, comme si les autres sont une intrusion dans leur bulle de musique.

C’est comme si le fait d’être sur haut-parleur atteste de la virilité de ces hommes (oui soyons francs ce sont des hommes qui testent leurs talents de DJs dans le métro).

L’homme est rarement seul d’ailleurs, souvent escorté de 2 ou 3 prototypes du même genre, atrophiés du cerveau, cela va sans dire… (cf : https://lespetitspapiersdefantomette.wordpress.com/2014/06/19/le-bolosse-hey-madmoizelle-tes-charmante/)

Comment les faire taire ? En écoutant du Chopin à vous en faire exploser les tympans ? En les agressant verbalement, physiquement… ?

Affaire à suivre.

3- Les VIPs :

Je l’ai dit, je l’ai répété, dans le bus comme dans le métro on est souvent serrés. Certaines personnes, probablement agoraphobes (achetez donc un vélo ou une trottinette si c’est le cas) semblent avoir besoin d’un espace supérieur à la plupart d’entre nous. Je ne parle pas de personnes de forte corpulence, mais de celles qui désirent privatiser leurs moyens de transport.

Faute de pouvoir s’offrir une limousine avec chauffeur, pourquoi pas un bus ???

Ces personnes monopolisent donc deux sièges pour elles toutes seules (ou elles et leur sac à main, elles et leur petit chien, elles et leur égoïsme…).

Gare à celui qui ose demander à s’assoir (moi, moi, moi), il doit être prêt à affronter leurs regards scandalisés ou leurs soupirs d’outre tombe…

Voilà, les transports en commun c’est génial, c’est pratique, pas trop cher…mais ce serait tellement mieux si on enlevait tous ces empêcheurs de tourner en rond.

Bon il faut que j’y aille, ma limo vient d’arriver, mon chauffeur m’attend…

Ou dans mes rêves seulement ??

Fantômette

« Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo lespetitspapiersdefantomette »