Survivre à une rupture

Attention cet « article » est rédigé dans l’optique d’un lectorat essentiellement féminin. Cependant la majeure partie de ce que j’ai écrit peut être transposée au masculin. 😉

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Aux portes d’une rupture, si l’on parvenait à observer sa propre situation avec plus de recul (disons que l’on se place, à titre purement indicatif, du haut d’un immeuble à 4 étages pour observer les passants dans la rue en contrebas) on s’apercevrait du côté cocasse de cette situation. A chaque rupture on est tentées de croire que l’on a tout perdu, que plus jamais on ne retrouvera un homme tel que celui qui vient de nous délaisser telle une chaussette usagée. Tout à coup, c’est comme si tous les défauts de notre tortionnaire s’estompaient jusqu’à s’effacer complètement. Nous étions dans les bras de l’homme idéal et faute de lui avoir coupé les ailes il s’est envolé. Loin de nous, loin de notre petite cage bien douillette.

Pourtant, tous les oiseaux ne s’apparentent pas à des phénix nous le savons bien.

Avant le schisme, la séparation, bref la rupture (employons les mots, les bons), Monsieur ne trouvait pas toujours grâce à nos yeux.

Tantôt trop collé derrière son écran d’ordinateur ou de télévision, à s’imaginer une vie moins morne que la sienne ou à suivre des yeux (pendant ce qui nous semblait une éternité) un misérable ballon rond envoyé de manière hasardeuse sur un terrain herbeux/boueux (vive la coupe du monde de foot !)… Tantôt trop fusionnel avec sa bande de « potes », sortes de seconde mère avec lesquels il éprouve certaines difficultés à couper le cordon. Il nous confondait parfois avec sa femme de ménage/cuisinière/poupée gonflable… J’en passe, la liste est longue, longue, longue.

Comment ? Il ronflait en plus ?? Aurions-nous des tendances masochistes ? Question purement rhétorique…

Alors pourquoi quand tout se termine, notre ex, ce bellâtre se mue-t-il en Prince charmant (à nos yeux, précision indispensable à mon sens) ?

C’est plutôt simple. Il n’est jamais facile de quitter le confort d’une relation aussi peu épanouissante soit elle.

Au moment de la rupture c’est toute notre routine quotidienne qui vole en éclat. On a beau implorer du regard notre portable, il ne sonnera plus le matin, le midi, le soir pour annoncer un message. Message auquel soit dit en passant on ne prêtait plus la moindre attention ces derniers temps mais dont l’absence semble créer un vide insondable.

Soudain, on ne sait plus quoi faire le soir en rentrant chez soi (et ce même si de toute évidence il serait grand temps de faire un peu de ménage et que la vaisselle sale s’amoncelle au bord de l’évier. D’ailleurs il n’y a plus de place à côté de l’évier… pas grave il reste le plan de travail. Il n’y a plus d’assiette ? Qui a besoin d’une assiette pour grignoter des cochonneries ?). Soudain notre appartement est beaucoup moins ordonné (à la limite du désordre même… bon soyons honnêtes c’est carrément le bordel. Information strictement véridique, j’en ai bien peur.). A quoi bon ranger puisqu’il ne vient plus ?

Il est tellement plus sain de se goinfrer de chips ou de glace (le « et ou » est une option acceptable) en regardant Plus Belle La Vie, Qui Veut Epouser Mon Fils, l’Amour Est Dans Le Pré… Je vous laisse le choix de l’émission ou de la série du moment que c’est gnangnan à souhait. L’objectif ici n’est pas de faire travailler nos pauvres neurones.

Bref on ne veut pas rompre avec le quotidien, recommencer à vivre pour nous (qu’on se le dise nous sommes géniales). Parfois, aussi, la peur d’oublier tous les moments passés ensemble surgit et nous glace l’espace d’un instant. On la repousse d’un revers de la main, se disant qu’il ne mérite pas de hanter nos souvenirs mais la peur revient encore et encore. Il est dur d’admettre que nos rapports avec cette personne ne seront plus jamais les mêmes, que toutes ces choses intimes ou pas que nous avions partagées sont désormais derrière nous.

Pourtant, pourtant, un jour nous le savons, nous rencontrerons quelqu’un, nous construirons avec lui une nouvelle histoire et peu à peu la précédente sera reléguée à l’arrière plan.

Nous nous étonnerons alors de nos facultés d’oubli. Nous réaliserons à nouveau que la vie est belle et qu’elle vaut la peine d’être vécue pleinement, que l’on soit seule ou à deux (pas plus sinon on parle de polygamie et comme vous le savez en France c’est prohibé !)… jusqu’à la prochaine rupture où telles des malades d’Alzheimer nous oublierons tout cela et retomberons dans les abysses de la déprime.

Alors célibataires ne tarissez pas toutes les larmes de votre corps au risque de vous dessécher. Créer une inondation n’est en rien la solution à vos problèmes. Profitez de votre solitude pour faire connaissance avec la fille formidable (mais qui s’ignore) que vous êtes.

Pour les petites veinardes qui ont quelqu’un dans leur vie, gardez ces quelques conseils en tête… ça peut toujours servir. 😉

 

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Fantômette

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